La Catalaunie dans tous ses états

• 18/01/2007 - suite N°1 de l'Inconnue du grand bazar

Nooonnn ! Ce cri déchirant lui remonta du plus profond de ses entrailles et réveilla Fabienne en glaçant ses sangs. Etait-ce vraiment elle qui venait de le lâcher ? N’avait-elle pas senti vibrer en elle ce timbre si particulier de la voix de Memoria ? Memoria ? Pourquoi Memoria ? Fabienne s’assit sur le lit, épongea son front glacial, attendit que son cœur cessât de battre la chamade, écouta le silence de la nuit et chercha à percer le mystère de cet appel tandis que ses derniers échos se perdaient dans sa tête. Mais la maisonnée était calme et tranquille, pas même troublée par les ronflements d’Urbain. Urbain ? Mue par un étrange pressentiment, elle dirigea sa main vers lui. Sa place était vide et froide…

Affolée, Fabienne se leva et l’appela dans toute la maison. Pas de réponse. Elle alla dans l’entrée vérifier s’il avait pris ses clés et était sorti. Ses clés étaient toujours posées sur guéridon et ses chaussures sur le paillasson. Le cri entendu dans son sommeil – qu’elle avait elle-même poussé ? – résonnait encore dans sa tête. Elle prit une lampe de poche et descendit à la cave. Tout était en ordre. En remontant elle pensa appeler Memoria avec laquelle il s’était peut-être lancé dans une nouvelle aventure. Mais elle ne savait pas comment entrer en contact avec elle. Memoria, sa sœur jumelle, son double ?. Pas par téléphone, ni par internet. Elle ne savait même pas où elle passait son temps lorsqu’elle n’était pas avec eux. Faiblement elle prononça son nom. Rien ne se produisit. " Memoria viens, je t’en prie, je t’en supplie, viens à mon secours, Urbain a disparu ". Tremblante d’angoisse et d’appréhension, elle éleva un peu la voix et osa donner libre cours à un soupçon qui la hantait depuis le début de cette histoire : " Memoria, si Urbain est avec toi, dis-le moi ! "

Ajouter un commentaire :: Envoyer cet article

• 22/01/2007 - autre suite possible

Publié par tontomp
Lorsque Bouc-Bigot apprit ce qui était arrivé, il appela la Marie-Rose.
- Grouille-toi, cet empêcheur de bétonner en rond de Travy a disparu.
La Marie-Rose accourut à toutes jambes, sans avoir eu le temps de se maquiller ni de s’habiller autrement qu’avec sa chemise de nuit vaporeuse qui aguichait tant Albert Cimenthier. Ne comptez toutefois par sur l’auteur pour une description détaillée de la vision apocalyptique qu’eût alors le bourgmestre, attendu que les âmes sensibles n’y résisteraient pas.

- On l’enterre quand ? dit-elle sans même prendre le temps de dire bonjour.
- Sais pas ! Faudrait d’abord que l’on retrouve le corps…
- Ah ? Et si on ne le retrouvait pas, ça ne serait pas mieux ?
- T’es conne, ou quoi ? Si on ne le retrouve pas, à tous les coups, ça va être de notre faute. Enfin, plutôt, de la tienne…
- Et pourquoi de la mienne et pas de la tienne ?
- Parce que moi, j’ai un alibi en béton : j’étais au Sénat ! Tandis que toi…
- Moi, Albert pourra témoigner !
- Justement… Bon, ne tournons pas autour du pot, il faut absolument le retrouver. Mort ou vif et plutôt mort que vif, avant d’avoir la presse sur le dos et que ses amis n’en fassent un martyr.

Au même instant, à quelques pas de là, dans une cave médiévale, on aurait pu reconnaître un refrain bien connu dans ce pastiche :
Non, non, non, notr’Urbain n’est pas mort (bis),
Car il chante encore (bis)
Mais, malgré l’optimisme de l’auteur de cette chanson, l’inquiétude était grande. Urbain avait bel et bien disparut. Du côté des Amis de la Catalaunie, les avis divergeaient, comme toujours en pareil cas. Séraphin Lamberty donnait à qui voulait bien l’entendre toute assurance comme quoi son ami ressusciterait bien le troisième jour. Arsène Colbert était convaincu qu’il s’agissait d’un sale coup de Bouc-Bigot et sa bande. Alain Grindeselle crut utile de s’en mêler et suggéra qu’il ait peut-être ressenti le besoin de faire un breack.
- Sans moi ? », s’exclama Fabienne Laforge. Non, ça ne lui ressemble pas !
On s’inquiéta alors également de la disparition de Memoria et on finit par se demander s’il n’existait pas un rapport entre les deux.
Lien permanent

• 29/01/2007 - Ça me plait bien !

Publié par Bruno
La première suite publiée me plait bien et je l'ai intégré dans le tome 2 en cours d'écriture. Devrai-je verser des droits d'auteur ou me demanderas-tu à être co-auteur ?
Lien permanent

Qui suis-je ?

Présentation de la Catalaunie : histoire, patrimoine, environnement. Discussion autour de l'actualité catalaunienne.

«  Octobre 2008  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 

Derniers articles

rendez-vous important
1908-2008 : la religion et l'Etat, un débat et un combat toujours d'actualité
L'extraordinaire Monsieur Oehmichen
recette flan catalaunien au potiron
Solidarité et Paix
Bernard de Clairvaux prêche la Croisade à Chaalons
Juliette Récamier, exilée à Châlons
Marie-Angélique : l'enfant sauvage
Petit Catalaunien Illustré N°59
un week-end de collage à Chaalons
Rencontre avec Bruno Malthet
Un Châlonnais célèbre : Pierre Dac
Histoires de Catalaunie
Le livre d'or de Châlons-en-Champagne
Des nouvelles au rendez-vous de l'histoire
Les chausses de Jehan de Soudron
Le Saint Nombril à Châlons-en-Champagne
Croque relique
Selon que vous serez puissant ou misérable...
L'explorateur des âmes
Le patrimoine à la roulette russe
les caves infiltrées
L'inconnue du grand bazar
suite N°1 de l'Inconnue du grand bazar
L'inconnue du grand bazar : mais qui est Memoria ?
La messe des fous à la cathédrale de Chaalons en Champaigne
l'entrée du Duc de Nevers à Chaalons en Champaigne le 24 août 1625
Chaalons en Champaigne en 1625

Liens

Accueil
Qui suis-je ?
Album photos
Archives
Mes amis
Ecrivez-moi
Flux RSS
Petit Catalaunien Illustré
Nouvelle Catalaunie
culture blog
Dominique Brisson

Rubriques

à propos de l inconnue du grand bazar
actualité
voyages en Catalaunie

Mes amis



Article 24 sur 28
Page précédente | Page suivante