La Catalaunie dans tous ses états

• 23/05/2007 - Le livre d'or de Châlons-en-Champagne

Ils sont passés par Châlons

Le grand livre d’or de Châlons-en-Champagne

Illustré par plus de 230 gravures, portraits et photos, ce livre retrace 372 passages de princes d’Eglises, empereurs, rois, généraux, écrivains, poètes... à Châlons-en-Champagne depuis sa fondation. Soit 320 grands personnages qui - et que - croisèrent et rencontrèrent les contemporains des 382 Châlonnais célèbres, illustres et mémorables dont Jean-Paul Barbier écrivit la biographie en 2000.

Ce grand livre d’or est l’occasion de revivre des pans entiers de l’histoire châlonnaise qui s’entrelace et s’enchevêtre avec l’histoire de France. Une histoire écrite aussi par ces hommes et femmes qui peuplent tous nos dictionnaires comme, entre autres, Aurélien, Jeanne d’Arc, Montaigne, Catherine de Médicis, Henry IV, Louis XIV, Voltaire, Marie-Antoinette, Napoléon, Victor Hugo, le maréchal Foch, Charles de Gaulle, Michel Rocard, Albert Jacquard ou Jacques Chirac.

Ils sont passés par Châlons : le grand livre d’or de Châlons-en-Champagne. Texte de Jean-Paul Barbier, recherche iconographique de Bruno Malthet, préface de François Veillerette, Châlons, 2003. 21€ (port compris).

Ed. du Petit Catalaunien Illustré, 16 rue Robert Binet 51000 Châlons-en-Champagne

 

Tel : 03 26 68 68 00

Courriel : catalaunien@gmail.com

 www.catalaunien.net

Extraits

573 - Grégoire de Tours, évêque de Tours et chroniqueur, passe par Châlons, il va prier sur la tombe du premier évêque de Châlons, saint Menge (Memmie) qui vécut au IVème siècle. Le tombeau du saint châlonnais est, à l’époque, un lieu de pèlerinage important.

4 juillet 1429 - Jeanne d’Arc, accompagnée de sa troupe, et le roi de France Charles VII passent la nuit à Châlons avant le sacre du roi à Reims le dimanche 17. Le mercredi 13 les émissaires de la ville, avec à leur tête le comte-évêque Jean IV de Sarrebruck, avaient remis au roi les clefs de la ville à Lettrée. Charles VII leur accorda son pardon et confirma tous les privilèges à la cité épiscopale. Ils étaient accompagnés de leurs fameux capitaines Etienne de Vignolles dit La Hire, Gilles de Rais et Poton de Xaintrailles. Informés du passage sur la route vers le sacre, plusieurs habitants de Domrémy firent le déplacement jusqu’à Châlons pour saluer leur payse Jeanne dont Jean Morel, un de ses parrains.

9 septembre 1580 - Michel Eyquem de Montaigne passe la nuit de vendredi à samedi à Châlons lors de son long voyage à travers l’Europe de juin 1580 à novembre 1581. Il relatera son passage dans son Journal de voyage en Italie : " Châlons, sept lieus ; et y logeâmes à la Couronne, qui est un beau logis et y sert-on en vaisselle d’argent ; et la plupart des lits et couvertes sont en soie. Les communs bâtiments de toute cette contrée sont en craie, coupée à petites pierres carrées, de demi-pied ou environ, et d’autres de terre en gazon, de même forme. Le lendemain nous partîmes de Châlons après dîner, et vînmes coucher à Vitry. "...

7 mars 1680 - Le cardinal de Bouillon préside la cérémonie de ratification de mariage du Grand Dauphin Louis de France avec Marie-Anne-Christine-Victoire de Bavière, princesse élective de Bavière, dans la chapelle basse du palais épiscopal. Le mariage avait été célébré en Bavière le 28 janvier 1680. La célébration à Châlons fut donnée par le Cardinal de Bouillon, Grand Aumônier de France, l’évêque de Châlons Félix III Vialart de Herse étant malade, en présence de Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse... Le 9 mars, le roi et la cour se rendent au château de l’évêque à Sarry en traversant le Jard. Le " Mercure Galant " relate l’événement et écrit sur le Jard " Peu de lieux publics en France sont aussi agréables "...

20 avril 1745 - Voltaire est au château de l’évêque Claude-Antoine de Choiseul-Beaupré à Sarry, il est accompagné de la Marquise Émilie du Châtelet, son égérie, qui vient à Châlons au chevet de son fils le comte de Lomont, atteint de la petite vérole. Voltaire relatera son séjour dans une lettre datée du 20 avril à sa nièce Madame Marie Louise Denis : " L’intendant de Châlons qui craint cette maladie comme une jeune femme et qui n’est pas maître de cette faiblesse ne nous voit point, mais l’évêque est plus aguerri et plus hardi. Il nous a logés magnifiquement, nous fait bonne chère, nous promène. Nous avons des livres, nous vivons comme à Paris, travaillant toute la journée, soupant trop le soir et prenant du café ".

Il avait écrit le 16 avril à son ami François-Augustin Paradis de Moncrif :" ... Je pars pour Châlons. Le fils de Madame du Châtelet a la petite vérole. Je voudrais bien l’avoir, avec l’autre, et n’avoir que dix-sept ans... "

11 mai 1770 – la dauphine Marie-Antoinette d’Autriche venant de Vitry-le-François et se rendant à Paris pour épouser le futur Louis XVI, passe la nuit à Châlons à l’Hôtel de l’Intendance. Une porte de Châlons, nouvellement construite, ancienne porte Saint-Croix, lui est dédiée. Elle devient porte Dauphine et porte l’inscription suivante :

" Aeternum stet ut amor ! " : qu’elle dure autant que notre amour ! ".

L’intendant Gaspard, Louis Rouillé d’Orfeuil l’accueil au bruit de pétards. Six jeunes fiancées lui font un compliment en vers :

" Nous donnerons des sujets à la France

Et vous lui donnerez des rois ".

Ensuite elle assiste dans la salle des fêtes de l’intendance à une réception qui débute par deux pièces de théâtre " Partie de chasse d’Henri IV " et " Lucile ". Suit un feu d’artifice tiré avant le dîner au son de la musique militaire sous les fenêtres de Marie-Antoineette.

Elle a pu découvrir trente portiques en bois de vingt-cinq pieds de haut garnis de lampions. Derrière les portiques se trouvait un temple de soixante pieds de haut.

Sa suite est imposante avec ses dames d’atours, son maître de cérémonies, ses écuyers, son commis de la chambre aux deniers, ses portefaix, ses cinquante gardes du corps, ses treize Cent-Suisses, ses cinq gardes de la porte, ses six gardes de la Prévôté de l’hôtel, ses dix maréchaux de logis et fourriers, ses gentilshommes servants, ses officiers de bouche, du gobelet, de fruiterie. Elle apporte du mobilier dans huit voitures.

Les habitants ont dû illuminer leur maison de dix-huit heures au lendemain matin, sous peine de se voir infliger une amende de vingt livres. Tout cela a coûté seize mille quatre cent quatre-vingt-seize livres à l’intendance.

25 octobre 1809 - Napoléon Ier, de retour du château de Schönbrunn à Vienne après la signature du traité avec l’Autriche, le 14 octobre, s’arrête à Châlons dans l’après-midi. Il est reçu porte Sainte-Croix par le maire Joseph-Louis Delfraisse et les autorités. La Garde nationale et les élèves de l’Ecole impériale des Arts et Métiers lui rendent les honneurs accompagnés d’une foule considérable. La façade extérieure de la Porte est décorée de guirlandes de verdure et de couronnes de laurier et d’olivier qui retombent sur le buste de l’Empereur et sous lequel on peut  lire :

 " Le laurier des combats, l’olivier de la paix

Présagent, sur son front, le bonheur des français".

Le préfet Claude Bourgeois de Jessaint lui présente un plan du camp d'Attila et propose d'en faire l'acquisition au profit du domaine.

L'empereur traverse la ville pour constater l'avancement des travaux de l'arc de triomphe qui lui est dédié, sur le pont de la Marne. L'arc de triomphe sera détruit le 15 février 1814 par les Français lors de leur retraite.

A dix-neuf heures, il est à Epernay où il dîne.

Juillet 1856 - Alexandre Dumas passe à Châlons pour vérifier un fait relatif à la fuite du roi Louis XVI pour son prochain ouvrage " La route de Varennes ". Il est reçu par le poète châlonnais Félix Leroy qui lui présente son concitoyen le poète et chansonnier Eugène Hermant dit Mitaine, ouvrier mi-clochard. Alexandre Dumas le reçoit courtoisement et Mitaine lui lit son poème intitulé " La violette "...

16 septembre 1891 - Le président de la République Sadi Carnot arrive en gare de Châlons à seize heures trente. L’accueil est enthousiaste... Une douzaine d’arcs de triomphe sont construits aux couleurs de la République dont une " tour Eiffel " rue Lochet. Sur un autre on peut lire " Au président Carnot, les patriotes châlonnais justice, travail, liberté, égalité, économie, loyauté "... Le lendemain, il visite la brasserie La Comète, où il goûte à la bière, et la manufacture de chaussures Aristide Appert...

6 octobre 1918 - Le président de la République Raymond Poincaré, accompagné du sénateur de la Marne Léon Bourgeois, est à Châlons pour remettre dans le péristyle de l’Hôtel de Ville au maire Joseph Servas et à l’évêque Joseph-Marie Tissier la croix de chevalier de la Légion d’honneur. Cette distinction leur est remise pour leur attitude exemplaire pendant les quatre ans du terrible conflit. Le directeur de l’école de Mourmelon a eu aussi cet honneur.

28 mai 1933 - Le président de la République Albert Lebrun inaugure, rue Juliette Récamier, le premier monument érigé à Châlons dédié à Léon Bourgeois, ancien président du Conseil, député puis sénateur de la Marne et Prix Nobel de la Paix en 1920...

29 août 1944 - Les troupes du général américain George Patton, la 6ème armée, libèrent Châlons du joug allemand. Le pont de Marne ayant été détruit, une partie des troupes entrent dans Châlons par la route de Sarry et empruntent la rue Carnot, pendant que les autres entrent dans Châlons par l’avenue de Sainte-Menehould puis la rue Léon Bourgeois, pour faire la jonction dans le centre ville.

15 septembre 1999 – Le Président de la république, Jacques Chirac, passe à Châlons. Il est reçu à l’Hôtel de ville par Bruno Bourg-Broc, député-maire de Châlons, après avoir découvert le chantier de l’Europort de Châlons-Vatry, au sud de Châlons. L’aéroport international dédié au fret doit s’ouvrir au trafic aérien le 1er janvier 2000. Le Président de la République passe la nuit à l’Hôtel de la préfecture. Il quitte Châlons le 16 au matin.

Biographies des auteurs

Jean-Paul Barbier

Né le 11 octobre 1948 à Reims, Jean-Paul Barbier est arrivé à Châlons à 11 ans. Il se passionne très tôt pour la défense du patrimoine de sa ville, lutte contre le massacre du vieux Châlons et la destruction du théâtre Barbat, se bat pour la sauvegarde du couvent de Vinetz ou de la rue de Marne. Il rêve toujours de voir Notre-Dame-en-Vaux avec ses quatre flèches.

Sa passion pour l'histoire de Châlons passe par la mise en lumière des Châlonnais méconnus. Citons, pêle-mêle, Louis-Joseph Charlier, Maurice Renard ou tout récemment Collin de Sussy. Et, bien sûr, Nicolas Appert, cet humaniste inventeur du procédé de la conserve alimentaire, à qui il consacre en 1994 la première biographie connue. Il le fait connaître partout dans le monde avec l'association internationale Nicolas Appert qu'il a fondée et à laquelle l'on doit la colonne Appert, oeuvre de Ipoustéguy, érigée devant l'Hôtel de Région à Châlons.

Son attachement aux Châlonnais illustres se traduit en 2000 par un ouvrage qui met à l'honneur 382 d'entre eux : " Des Châlonnais illustres, célèbres et mémorables ", publié aux éditions du Petit Catalaunien Illustré.

Dans " Ils sont passés à Châlons ", Jean-Paul Barbier vient compléter son travail d'historien des dates marquantes de l'histoire de Châlons qu'il avait entrepris en 1999 avec son ouvrage " Châlons au jour le jour ".

Bruno Malthet

Bruno Malthet, né à Châlons le 8 janvier 1952, fonde en 1991 et préside depuis l'association Nouvelle Catalaunie, éditrice d'un trimestriel, " Le Petit Catalaunien Illustré "", qui se veut Châlonnais et fier de l'être en faisant œuvre de vulgarisation tout en restant une source d'érudition.

Il y publie de nombreux articles et, avec des personnalités comme Jean-Paul Barbier, il y donne un éclairage nouveau sur Châlons-en-Champagne, son passé, son histoire, son patrimoine et ses enfants qui, au fil des siècles, ont modelé l'âme châlonnaise.

Son regard est résolument tourné vers une nouvelle Catalaunie respectueuse de son passé, comme en témoigne le combat qu'il mena, et gagna, en 2003 pour la sauvegarde et la mise en valeur des cryptes médiévales du CHV, des façades de la place Foch et des perspectives sur Notre-Dame-en-Vaux, menacées par le projet de restructuration de ce centre commercial.

Avec son iconographie du livre de Jean-Paul Barbier, Bruno Malthet laisse le militant associatif qu'il est éclairer l'histoire châlonnaise. Il lui permet de côtoyer constamment le patrimoine de Châlons-en-Champagne, sans perdre pour autant de vue les personnages et événements à illustrer.

 

Ajouter un commentaire :: Envoyer cet article

Qui suis-je ?

Présentation de la Catalaunie : histoire, patrimoine, environnement. Discussion autour de l'actualité catalaunienne.

«  Avril 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Derniers articles

Dictionnaire des Châlonnais célèbres, illustres et mémorables
Les fillettes du prévôt
Histoires chaalonnaises drolatiques ou dramatiques
Une autres histoire de la fille sauvage
Le savetier et la pucelle
Histoires chaalonnaise drolatiques ou dramatiques
un nouveau roman de Bruno Malthet : Les mémoires de Baptiste Bouc-Bigot
99 moutons et un champenois... à la foire de Châlons
Histoire de la foire de Châlons-en-Champagne
Le Capitole en Champagne : les dessous d'un scandale
Trois résistants des temps modernes
Saute paillasse !
Les crues de la Marne
L'oppidum de La Cheppe et les Champs catalauniques
La guerre oubliée
Jean-Pierre Ravaux : le meilleur des Catalauni
Bulles champenoises radioactives
La destruction du château de Coolus
La guerre des pigeons
Châlons, capitale du front
1908-2008 : la religion et l'Etat, un débat et un combat toujours d'actualité
L'extraordinaire Monsieur Oehmichen
recette flan catalaunien au potiron
Solidarité et Paix
Bernard de Clairvaux prêche la Croisade à Chaalons
Juliette Récamier, exilée à Châlons
Marie-Angélique : l'enfant sauvage
Les Jards ont perdu le nord
un week-end de collage à Chaalons
Rencontre avec Bruno Malthet

Menu

Accueil
Qui suis-je ?
Album photos
Archives
Mes amis
Ecrivez-moi
Flux RSS

Liens amis

Petit Catalaunien Illustré
Nouvelle Catalaunie
culture blog
Dominique Brisson

Rubriques

à propos de l inconnue du grand bazar
actualité
voyages en Catalaunie

Mes amis



Article 34 sur 47
Page précédente | Page suivante