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Connaissez-vous le roman de Boris Akounine : " La Maîtresse de la Mort "* ? Sinon, lisez-le vite ! A la lecture de ce roman, je ne sais pas pourquoi la situation du patrimoine chaalonnais m’a fait soudain penser au cercle restreint des élus de la Mort (avec un grand M, à ne pas confondre avec la mort que chacun subit bêtement) de ce roman.
L’arrêt est tombé le 11 janvier 2007 (seulement, même si le bourgmestre en avait été informé bien avant. Normal ?). Arrêt fort sibyllin comme le fait remarquer Urbain dans le journal " La Catalaunie Illustrée " (cf le numéro de janvier 2007) donnant juridiquement tort à l’association des Amis de la Catalaunie et aux autres requérants concernant le permis de construire de la caverne de Me Tanker, place de l'Hôtel de l'Echevinat.
Les Amis de la Catalaunie défendent le patrimoine chaalonnais qui fait le charme de la ville. N’est-elle pas devenue " Ville d’art et d’histoire " ? Mais au rythme des massacres patrimoniaux perpétrés pourra-t-elle garder longtemps ce label ? Je m’imagine, réunies autour d’une immense table, les caves médiévales, la ruelle de Nau, l’abbaye de Toussaint, la Haute Mère-Dieu, la place de l'Hôtel de l'Echevinat, la chapelle Sainte-Pudentielle... Une roulette de casino annonce à chacune de leur réunion la gagnante du gros lot : le massacre. Contrairement aux membres du cercle des " Amants de la Mort ", qui ne vivent que pour l’instant où la roulette et les signes se manifesteront indiquant que la Mort les a choisis et qui sont heureux de suicider, ces monuments, vieux de plusieurs siècles, que nos ancêtres ont conservés, veulent rester debout.
La défaite du patrimoine
Car le grand perdant de cet arrêt est bien le patrimoine. Chaalons ne possédera donc jamais la place qu’avait dessinée Nicolas Durand, qui fut un temps inscrite dans les plans d’urbanisme. Bouc-Bigot, la Marie-Rose, Albert Cimenthier et les autres peuvent jubiler : ça leur sert à quoi ! Pourquoi faire (le) mal quand on peut faire (le) bien ? C’est quelque chose que je ne peux pas comprendre. On en arrive vite à la conclusion qu’ils sont dans l’incapacité chronique de défendre l’intérêt général au bénéfice de leurs intérêts particuliers. Ce n’est pas parce que vous n’aimez pas votre ville (contrairement au slogan des dernières élections municipales " J’aime Chaalons ") qu’il faut la massacrer !
Memoria
Pour plus d'infos : http://www.catalaunien.fr
*La Maîtresse de la mort de Boris Akounine, éditions Presses de la cité, octobre 2006
Une série de suicides endeuille Moscou au tout début du XXème siècle. Toutes les victimes semblent avoir fréquenté un cercle de poètes s’affirmant les " Amants de la Mort ". Eraste Fandorine enquête sur le mystère.
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